ActuCiné : « La Cinquième Saison » de Peter Brosens et Jessica Woodworth

L’ActuCiné est de retour cette semaine encore avec ce mercredi 23 janvier la sortie nationale de « La Cinquième Saison » de Peter Brosens & Jessica Woodworth. L’apocalypse selon les réalisateurs d' »Altiplano » et « Khadak ».

Une mystérieuse calamité frappe un village belge dans les Ardennes : le printemps refuse de venir. Le cycle de la nature est brisé. Alice et Thomas, deux adolescents du village, vont se battre pour donner un sens à leur vie dans un monde qui s’effondre autour d’eux.

Après « Khadak » en Mongolie et « Altiplano » au Pérou, Brosens et Woodworth ont choisi de tourner à deux pas de chez eux, en Belgique, dans le village de Weillen, entouré de champs et d’une forêt très sombre, à dix kilomètres de Dinant. Pour leur troisième long-métrage, le duo tente de répondre à la question que l’on se pose tous depuis quelques semaines : « Que se passerait-il si le printemps ne venait pas ? ».

« La Cinquième saison » est le chapitre final de la trilogie commencée avec « Altiplano » et « Khadak ». Selon Jessica Woodworth, « Les trois films partagent d’évidence un même langage visuel, un sens de l’urgence et une thématique environnementale. Ce dont ils parlent dépend beaucoup du spectateur. Nous voulons que nos films le touchent, au-delà de leurs lignes narratives. C’est pareil pour la musique. Personne ne va se mettre à demander : « De quoi parle cette symphonie ? » L’expérience de l’écoute musicale est subjective et très personnelle. Nous aimerions que nos films soient reçus et ressentis comme s’ils étaient de la musique. Nous travaillons avec la musique très tôt, avant même de tourner. Pour tout le domaine sonore ou musical, Michel Schöpping est notre partenaire de création depuis Khadak. »

Peter Brosens et Jessica Woodworth ont souhaité clôturer leur trilogie en tournant chez eux, en Belgique, à quelques minutes seulement de leur village : « Nous avons porté notre regard sur notre propre environnement parce qu’il nous a  paru nécessaire de transposer nos idées dans le milieu dans lequel nous vivons. En vérité, l’histoire de La Cinquième Saison pourrait être racontée partout, mais notre « arrière-cour » a plus de sens pour nous : nous connaissons les gens, la lumière, le relief, les saisons, les usages, les vieilles maisons de pierre, les carrières, les fermes, les rythmes quotidiens, et ainsi de suite. C’est aussi un pays d’une beauté obsédante et d’une qualité éternelle. »

Les deux réalisateurs signent ici un film fort sur une apocalypse environnementale, une fin du monde presque tangible puisqu’elle répond directement aux enjeux écologiques actuels. Dans « La Cinquième Saison », « la  nature, en signe de protestation, reprend son pouvoir sur l’espèce humaine » et fait imploser la société.

Un film à voir dès ce mercredi 23 janvier 2013 dans les salles belges.

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