ActuCiné : « Populaire » de Régis Roinsard

Aujourd’hui sort dans les salles « Populaire », le premier long-métrage de Régis Roinsard. Comédie romantique pétillante qui raconte l’histoire de Rose Pamphyle, la dactylo qui tape plus vite que son ombre !

Ce mercredi dans nos salles sort « Populaire », premier long-métrage très attendu du réalisateur français Régis Roinsard qui, jusqu’à présent, signait avant tout des clips (Luke, Jane Birkin, Jean-Louis Murat) et des publicités. L’idée de « Populaire » est venue au réalisateur alors qu’il regardait un documentaire sur l’histoire de la machine à écrire. Le reportage comportait une très courte séquence sur les championnats de vitesse dactylo qui a fasciné le cinéaste qui a, selon ses dires, « tout de suite perçu le potentiel cinématographique et dramaturgique » de ce sport.

Il décide alors d’écrire un scénario et prévoit un budget de 15 millions d’euro – un budget énorme pour une première réalisation. Mais voilà, l’action de « Populaire » se situe dans les années 50 et a nécessité un travail de reconstitution colossal pour que l’époque soit bien transposée, que les décors soient crédibles, les costumes bien vintage et les carrosseries lustrées. Régis Roinsard partage de lui-même ses nombreuses références. Il ne cache pas s’être inspiré de « Zazie dans le métro », des « Parapluies de Cherbourg » ou encore du « Ballon Rouge » pour l’esthétique de son film. Il puise ses idées dans les films de la Nouvelle Vague, fait des clin d’oeil à Hitchcock et travaille avec le même directeur photo que Michel Hazanavicius sur The Artist : rien à dire, le cinéaste avait vraiment envie de mettre toutes les chances de son côté pour réussir son premier film.Côté casting, c’est un allié de poids qui lui assurera de trouver le budget auprès des partenaires financiers : Romain Duris est emballé dès la lecture du scénario et accepte de faire partie du projet.

Quand au rôle principal, c’est notre liégeoise Déborah François l’endosse et se transforme en secrétaire entrainée malgré elle par son patron dans des championnats de vitesse dactylo. Choisie parmi 150 actrices, la jolie belge s’est entraînée longuement à la dactylographie (2 à 3 heures par jours pendant trois mois avant le tournage) afin d’être parfaitement crédible puisque, ne l’oublions pas, ici taper à la machine est un véritable sport. »Populaire » promet en tout cas de bien porter son nom : un film doucement décalé, un conte original et frais, bref, de quoi s’offrir une belle parenthèse acidulée en cette grisaille automnale.