Rencontre avec Jean-Jacques Rausin

Jean-Jacques Rausin fait partie de la jeune génération montante des comédiens belges. Auréolé d’un prix d’interprétation au FIFF en 2009 pour son rôle dans La balançoire de Christophe Hermans, il était cette année plébiscité comme un des 25 talents mis à l’honneur par le festival. Il sera prochainement à l’affiche de deux longs métrages belges : La maison du Lucchese de Pierre Duculot et Je me tue à le dire de Xavier Seron. Rencontre…

Pouvez-vous nous parler de vos débuts et de votre arrivée dans ce métier ?

J’ai commencé par faire des études en Philo et Lettres à Liège. J’ai fait mes candidatures et je faisais déjà du théâtre amateur. J’ai ensuite voulu m’inscrire à l’IAD, en réalisation, et deux jours avant l’examen d’entrée, je me suis inscrit en théâtre, parce que je me sentais plus capable en tant qu’acteur. Mais je ne perds pas de vue que ça a toujours été mon rêve de réaliser par la suite. J’ai donc fait quatre ans à l’IAD, beaucoup de théâtre, et j’ai aussi rencontré pas mal de réalisateurs avec qui j’ai fait quelques travaux là-bas. Cela m’a donc permis de retravailler par la suite avec eux, de faire plusieurs courts métrages et de continuer comme ça, de fil en aiguille.

Vous avez rencontré entre autre Xavier Seron et Christophe Hermans à l’IAD….

Oui, ils étaient dans la même année que moi, et on s’est tout de suite bien entendu. En troisième année, on avait l’occasion de faire les premières fictions des réalisateurs. Xavier Seron m’a donc proposé de jouer dans son premier court métrage, qui avait déjà un univers très marqué, décalé et très noir. Ça m’a donc beaucoup plu, dès la lecture du scénario. On a longtemps cherché le personnage au début et, une fois qu’on l’a trouvé, on a très vite senti qu’on s’entendait bien, tous les deux. Après ce premier court, Je me tue à le dire, en troisième, que les gens ont eu l’air d’apprécier, il m’a sollicité à nouveau pour sa fiction de fin d’études, Rien d’insoluble. Et là, on est devenu de plus en plus amis. Quant à Christophe Hermans, il était assistant-réalisateur sur les courts de Xavier. Je m’entendais également très bien avec lui. Donc, après l’IAD, quand Rien d’insoluble est passé par pas mal de festivals, on s’est dit qu’on allait continuer et on a fait Le crabe, avec Vincent Lécuyer, qui était réalisé par Xavier et Christophe.

Vous serez également dans le premier long métrage de Xavier Seron. Pouvez-vous nous en parler ?

C’est dans la continuité des différentes fictions qu’on a fait. Après Le crabe, on a enchaîné avec le Making-of d’Eldorado. Bouli Lanners avait demandé à Xavier de faire un Making-of de son film, et Xavier a proposé d’en faire une sorte de fiction dans lequel le personnage que j’interprète est un acteur perdu qui cherche à tout prix du boulot. Il passe de la régie au cadre, du cadre au son. Il essaye même de s’imposer à la réalisation. On le rejette à chaque fois mais on accepte finalement qu’il ait un personnage dans le film, ce qui m’a valu d’avoir un personnage dans le film de Bouli Lanners. Ça a été une super aventure car c’était un plaisir de tourner ça avec Bouli Lanners et son équipe. Maintenant, Xavier passe au long et le personnage que je vais interpréter dans Je me tue à le dire – Le long va être un mixe de tous les personnages que j’ai déjà pu interpréter chez lui.

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