Cycle CINEMA DE GENRE EN BELGIQUE

Même s’il reste relativement discret, le cinéma de genre est bel et bien vivant en Belgique. Voici l’occasion d’en découvrir différentes facettes et , qui sait, de faire naître en soi une passion pour cette scène allant toujours creuser dans les coins les plus obscurs de notre monde et les circonvolutions les plus complexes de la psyché humaine. Du surréalisme sombre et païen de Nuit noire jusqu’ aux émanations de souffre du Prince de ce monde, en passant par la brutalité sadique de Calvaire et l’ambiance complotiste oppressante d’Artefacts, ce cycle vous délivrera une belle dose de sensations.


« CALVAIRE » de Fabrice Du Welz
Sur la route de son prochain concert, Marc Stevens, chanteur itinérant, tombe soudainement en panne. Il fait nuit noire, il est en pleine campagne, le temps est épouvantable et sa camionnette refuse de redémarrer. Il trouve enfin une petite auberge isolée où il est accueilli par Monsieur Bartel qui lui propose une chambre pour la nuit. Bartel se prend d’amitié pour Marc et essaie de gagner sa confiance : Marc lui rappelle sa femme, aussi chanteuse, qui l’a abandonné des années auparavant…

« ARTEFACTS » d’Emmanuel Jespers et Giles Daoust
Kate, une jeune femme en fin de vingtaine, dirige une start-up et vient de rompre avec son petit ami Mike. Soudain, tous ses amis proches se mettent à disparaître les uns après les autres, visiblement assassinés… par leur double! Kate et Mike, qui sont les prochains sur la liste, découvrent bientôt que d’étranges artefacts métalliques semblent avoir été implantés dans le corps de chaque victime… C’est le début d’une intense course-poursuite avec pour seul objectif : survivre!

« NUIT NOIRE » d’Olivier Smolders
Oscar, conservateur au Musée des Sciences Naturelles, passerait bien ses journées à exercer sa passion pour l’entomologie si seulement il y en avait encore, des journées. Depuis un temps immémorial, le soleil ne daigne plus distribuer que quelques rares rayons sur le monde pendant quinze secondes vers midi, le reste du temps étant plongé dans une nuit sans fin. Rentrant chez lui après le travail, Oscar découvre dans son lit une Africaine qui, victime d’une mystérieuse et incurable maladie, semble venue là pour y mourir. A moins qu’il ne s’agisse de tout autre chose…

« LE PRINCE DE CE MONDE » de Manu Gomez
L’abbé Donato croyait pouvoir se couler une petite vie bien tranquille, loin de toutes les tentations, dans le village de Sainte-Urulle, bien placé dans la course au titre de trou du cul du monde civilisé. Car de la tentation, il fait bien de s’en méfier, lui qui, sous la soutane, cache un corps fait pour les choses de l’amour. Choses que la baronne de Bailleux, jeune aristo nymphomane, s’est pourtant décidé à lui faire découvrir. Tombé sous le charme de celle-ci, l’ecclésiastique découvre qu’elle est aussi l’égérie d’un prêtre sataniste, qui officie dans une ville voisine, le chanoine Debruges et, accessoirement, la maîtresse d’un psychiatre membre du fan club de Gilles de Rais. Devenu le véritable jouet de la baronne et du chanoine, l’abbé va entrer dans une spirale infernale qui l’emmènera aux limites de la morale et même de la folie.